[-56o]
DE LA VILLE DE PARIS.
73
gardes des Marchandises et des Confraryes de chas­cun mestier metteront par escript, chascun en leur esgard, leurs remonstrances et doleances, en parlant en general de chascun estat qu'ilz sauront y avoir besoing de refformation, et l'apporteront dedans huitaine au plus tart au Greffe de la Ville, pour après
Ie tout estre veu cn autre assemblée generalle qui y pourra augmenter ou diminuer, si on voit que bon soit.
Et lors sera esleu ung ou plusieurs depputtez pour porter la parolle, et aller faire lesd, remons­trances I1'.
CX1II. — Arrest de la Court des Aydes. Bellier.
Octobre i56o. (Fol. 76 r°.)
"Entre le Procureur du Roy et de la ville de Paris, demandeur, d'une part, et Jehan Bellier, fermier de l'entrée de ville du bestail à pié fourché cesle an­née, deffendeur, d'autre part, parties oyes, la Court a ordonné et ordonne, que par provision et jusques ti ce que autrement en soit ordonné, que led. Bel­lier tiendra son bureau de lad. entrée de ville, lant pour bailler les acquictz des previllegiez que pour recevoir les deniers de lad. ferme de l'entrée en l'Hostel de lad. Ville, à la charge toutesfoys que
lesd. Prevost des Marchans et Eschevins seront tenuz luy bailler et livrer lieu ydoyne, suffisant et com­mode pour tenir le bureau aud. Hostel de Ville, auquel lieu sera led. Bellier tenu faire par luy ou ses commis bonne residence, depuis sept heures du matin jusques à six heures du soir, durant le temps d'entre la sainct Remy jusques a Pasques, et depuis six heures du matin jusques à sept heures du soir, durant le temps d'entre Pasques et sainct Remy'2'." Ainsi signé : Le Soeur.
CXIV. — Lettres du Roy pour le cappitaine de la Bastille.
19 octobre i56o. (Fol. 76 v°.)
De par le Roy. "Très chers et bien aînez, nous avons sceu que vous avez faict commencer ung petit cabinet servant de corps de garde à la premiere porte de nostre chas­teau de la Bastille, et aussi la montée qui descent aux l'ossez dud. chasteau, et que de present on n'y besongné plus. Et d'aulant que, demourans lesd, ouvrages imparfaictz, la place demeure aucunement ouverte par ce moyen et moings seure, ce qui est d'importance à nostre service, à ceste cause nous
vous prions et neanlmoings mandons que vous ayez à faire continuer lesd, ouvraiges, ct y mettre telle­ment Ia main qu'ilz puissent estre parfaietz etachevez le plus tost que faire ce pourra. Et vous nous ferez service 1res agreable en ce faisant.
"Donné a Orleans, le xix" jour d'Octobre mil
LX."
Et au dessoubz
Signé : FRANÇOIS. de L'Aubespine.
CXV. — Lettres du Roy touchant le Tiers Estat.
3o octobre i56o. (Fol. 76 v°.
De par le Roy. "Très chers et bien amez, ayant bien veu et con­sideré ce que vous nous escripvez touchant l'assem-
blée du Tiers Estat de nostre ville de Paris, laquelle le Prevost, de Paris sc voulloit attribuer, et desirant conserver l'auctorilé de vous et du corps de lad. Ville
O Un extrait abrégé de cette délibération relative aux doléances à présenter aux États Généraux a été reproduit par M. L. Paris, Négociations sous François ll, p. 634.
(2) Cot arrêt de la Cour des Aides, qui n'existe plus ni dans les minutes ni dans les registres, fut motivé par "los molestes et tra­vaulx que Jean Bellier faisoit à toutes personnes, tant bourgeois que forains-. Claude Guignard, beau-frère de Bellier, son succes­seur en qualité de fermier des entrées du bétail à pied fourché, ayant protesté contre cet arret ct déclaré qu'il se considérait comme lésé par ces dispositions nouvelles, fut condamné, par sentence du Bureau do la Villo rendue lo 15 octobre, à venir, sous peine de cent livres d'amende, tenir ses comptes et délivrer les acquits nécessaires en l'Hotel de Ville au bureau et loge se trouvant devant «l'arche des Aydes de la Ville-, conformément à la décision du Bureau de la Ville du 4 octobre précédent. (Archives nationales, Registres d'audience du Bureau de la Ville, Z 6825.)